24août2009
Posted by thomas under: Russie.

Aux dernières nouvelles nous étions en Mongolie, à 100km de la frontière russe. On profite des derniers restos pas cher et c’est parti pour la dernière frontière « sensible ». Barbelés, miradors, «ça déconne pas de l’autre côté ». On se lance…13h20 premier check point mongol, 14h 24 dernier point de contrôle russe. La grande grille nous est ouverte…. ça y est, on est lancé dans ce grand pays qui nous ramènera jusqu’en Europe. Le choc du passage de frontière n’a pas loupé: nouvelle langue, des militaires partout, un supermarché rempli mais surtout…. des gens blancs, des gens qui nous ressemblent. Des blancs comme nous, on a l’impression de les connaître ou même de reconnaitre un ami.
Chaque frontière amène son lot de surprises, au niveau des prix, nous avons nos articles de référence afin d’évaluer le coût de la vie: le kilo de pâtes, l’heure d’Internet, le plat au restaurant, le café ou le litre de bière. Verdict…la Russie n’est pas très bon marché. Ça entraine donc une baisse du pouvoir d’achat ce qui implique la fin du resto vélo dodo pour le resto réchaud (à bois) dodo. La cuisine fait à nouveau partie du quotidien.
Nous voici donc en Bouriatie qui fait partie de la Sibérie, qui elle, fait partie du plus vaste pays du monde, la Russie. Dès la frontière on oublie les yourtes, les cavaliers et les grandes prairies. Ici il y a des arbres, des routes, des usines et des gros camions qui font très peur. J’exagère avec les usines car cette zone du pays possède encore une bonne partie de terres bien sauvages.
On met alors le cap sur le lac Baikal, notre point le plus au nord de notre traversée de l’Asie, on découvre les moustiques géants, une grosse chute des températures, les grandes forêts sibériennes… et naturellement les mythiques montagnes russes. Ça monte, ça descend, ça remonte, ça énerve…. Et Anne Sophie dans tout ça ? Vous vous inquiétez pour elle ? Elle se porte bien, fraichement convertie au baroudisme à deux roues, elle ne se fait pas prier pour faire ses 100km par jour. C’est en danseuse qu’elle attaque les montées (quand elle ne s’arrete pas caresser un chat) pour aller rejoindre son Clem le millionnaire (en tougrigs la monnaie mongole) à haut sur la montagne. Qu’ils sont mignons !!!
Un 20 000 ‘esime Baikal 2009
« Stooooop » …. « ben quoi »…. « on est à 20 000km » . »youhouuuuu » c’est au beau milieu de la vallée qui
nous mène au lac que le compteur annonce ce cap kilométrique. Un toast inoubliable sur le bord de la route 55, pour célébrer ce moment. En Russie on ne pouvait faire autrement.
Le lac s’annonce le lendemain, il se fait attendre, il est difficile à distinguer à travers les bouleaux et les grands pins qui font comme des œillères nous privant ainsi d’un beau spectacle. On se rappellera du lac pour son oumol (un poisson fumé cousin du saumon), ses bivouacs splendides, ses moustiques, ses jolis petits villages, son eau potable et ses grosses côtes. Depuis hier on l’a quitté, on met le cap au nord vers Irkoutsk, une ville étape importante puisque c’est là que nous prenons le transsibérien pour relier Moscou. Notre premier et seul transport terrestre de l’année, 4 nuits et 5 fuseaux horaires à remonter. On mettra, de Moscou, le cap sur la maison pour arriver le 17 octobre prochain.
Petit point culture:
Le lac Baikal est la plus grande et la plus profonde réserve d’eau douce au monde. Profond de 1637m, il représente, à lui tout seul, 80% des réserves en eau potable du pays. Potable ? Oui potable… Une seule usine est présente sur ses rives, il est donc extrêmement peu pollué et depuis un vélo lancé à 36km on peut apercevoir un oumol qui fait un clin d’oeil.
Quoi de nouveau chez les potos cyclos ?
Vous vous souvenez des belges du bikeworldtour, partis pour un voyage similaire avec un mois d’avance, ils nous avaient caché un paquet sur la rive du lac Titicaca au Pérou et refilé des filons en Bolivie. Ils sont arrivés le 15 août dernier à Bruxelles. On les félicite pour leur projet, arriver sans casse et sans bobo, on essaye de faire comme eux. Vous nous avez bien fait marrer les mecs, bravo! Concernant les relais des paquets, nous avons, à notre tour, enterré un paquet à nos amis Dynamos, en plein désert de Gobi. On a appris qu’ils l’avaient déterré et que, à leur tour, ils en cachaient un pour un autre équipage à vélo. Cette fois ci dans l’Himalaya.
News en vrac
- Bise à Val
- Le chien de la famille de Tom est mort
- Rencontre avec une famille en camping car lien
- Rien de perdu ? si Anneso, sa casquette
- Allez le GF38 il faut décoller !!! On a l’air de quoi là !!!
- Anneso n’ose pas écrire un article sur ses impressions…. encouragez la
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Thomas, km 20 484, en direct d’un café bruyant d’Irkoutsk
12août2009
Posted by clemy under: Mongolie; News; Non classé.
C’est l’histoire d’un petit vélo 26 pouces, et déjà de seconde main. C’est un Battle Storm dont rien que le nom fait peur. A côté de ses 2 grands frères il a vaincu le Gobi et ses victoires ne s’arrêteront pas là. Certains vous diront que c’est le chevalier qui gagne la bataille, aujourd’hui je pense que c’est la monture qui fait le plus gros du boulot. Attention faut le porter le Francis!!! Après son terrible article qui était programmé pour battre le nombre de « comments » il faut bien lui faire une petite cacedédi. D’ailleurs à l’heure actuelle, on ne sait même pas où il est ? En quarantaine en chine « potentiel foyer de la grippe H1N1 » (il nous a quittés avec de la fièvre), ou peut être enlevé par Genghis au moment du passage à la frontière Mongolie / Chine. Bon on va arrêter de le charrier …Par contre Francis c’est pas la peine de te mettre des comments sur ton article sous des pseudos-noms. Bon en tout cas ça faisait plaisir d’avoir une nouvelle tête dans la bande, il a dressé un bon portrait de nous et puis on peut le dire il nous a épaté car on l’avait pas gâté au début avec des étapes de 100 bornes le jour de son arrivée. A 3, nouvelle discussion le soir, c’est le moment privilégié qu’il faut pas louper. On a appris pas mal de choses ensemble, notamment les fameuses 13 secondes d’acide lactique que ton corps
peut libérer pour faire un exploit, le nombre de militaires français, la température d’une bougie, les 10 pays les plus peuplés…. Bref pas mal de sujets pour refaire le monde.
Bon sinon au programme des festivités avec Francis nous avons fait une super ballade dans un parc à côté d’Oulan Bator. Une boucle de 4 jours avec au programme: de la traversée de rivières avec un gros S (on ne les comptait plus), une montée terrible où il fallait pousser le vélo à 2, un immense feu de bois, une ballade à pied qui a bien fait mal à nos muscles atrophiés de marcheurs, de la pseudo pêche, une baignade dans une eau qui pèle, une petite angine pour Tom et un retour sur Oulan Bator dans une benne de camion. Nous avons fait une sacrée rencontre avec un mongol qui est arrivé à cheval sur notre campement en pleine nuit. « Tiens tu veux un peu de riz? Il nous en reste 400 grammes…. » Bon on se rend compte qu’il a bien abusé sur la vodka, il remercie une bonne centaine de fois la France pour le plat, il repart sur son cheval dans la nuit noire, il s’est trompé de route il retraverse la rivière dans l’autre sens….le lendemain on part à 6 h et on le voit à 500 m de notre campement en train de se lever et de remonter sur son cheval…inutile de vous dire qu’il ne nous a pas reconnus.
De retour à Oulan Bator, un passage au black market pour Francis pour ramener des trésors à ses chérubins, une petite soirée et c’est au tour d’Anneso d’arriver à Oulan Bator. Et voilà Francis passe le relais du vélo, les sacoches et tout le tsoin-tsoin. Francis part presque dans la foulée pour la gare, retour dans le désert de Gobi par le train pour revenir à la frontière, il retraverse la frontière à pied, prend un bus du côté chinois, repar
t pour Pékin, fait des achats chinois puis repart en avion pour Lyon via Londres… donc on sait pas trop s’il est arrivé.
Voilà donc maintenant on est encore à 3 et on se dirige vers Irkusk d’où l’on prendra le train pour Moscou. Les premiers kilomètres depuis le départ d’Oulan Bator ont été bien humides. Les montagnes sont un peu revenues mais c’est pas trop méchant. Anneso se met dans l’ambiance, c’est trop bien hein ma chérie? Le rythme est cool pour rejoindre la frontière russe on doit y être le 15 donc on profite. Un soir on tente de planter les tentes près d’une yourte, ici on dit « ger ». Chance inouïe, Oggi est dans la yourte avec un Japonais, c’est une mongol d’Oulan Bator. Elle parle japonnais (c’est pour ça qu’elle est là) et anglais. Elle nous sert donc d’interprète. On demande par son intermédiaire à Toworma si nous pouvons planter les tentes…pas de problème elle a un joli sourire et des yeux malicieux. C’est une grand mère qui vit avec son petit fils de 28 ans, et 2 garçons de 8 et 10 ans. A eux 4 ils font tourner la yourte, ils ont 30 chevaux, 50 chèvres et moutons et 20 vaches. Ils nous invitent à partager le diner, des pâtes et du mouton. La grand mère nous offre du thé au lait et de l’erek (bière fait avec du lait de jument). Oggi nous traduit toutes nos questions, ils nous expliquent leur vie de nomade : ici l’été, dans un autre endroit l’hiver; la terre n’appartient à personne; les a
nimaux sont libres; le jeune de 28 ans chasse le loup et le renard; les enfants viennent de la ville pour aider et apprendre à s’occuper des animaux; une yourte se démonte et se plie en une heure, il faut aller aux toilettes au sud car le vent souffle la plupart du temps du nord…. bref des dizaines de questions. Le contact passe bien. Ils nous invitent à rester le lendemain, on voit alors comment ils traient les vaches et les juments, comment il faut parquer les veaux pour la nuit et rassembler les moutons pour les mettre dans la bergerie, voir comment cette grand mère arrive à faire avec du lait, un genre de beurre, des raviolis, du thé, du fromage, de la bière, du yaourt…nous on goûte à tout et on
est même plus gêné, elle nous a mis tellement à l’aise, on reste un journée de plus, ça tombe bien il pleut. Thomas va même chercher les vaches à cheval et Anneso prépare des petits raviolis pour le diner. Les 2 petits rassemblent les moutons avec nos vélos, trop marrant de voir ça. Bref expérience unique avec un petit tournoi à la fin : en lutte / vainqueur Mongolie; au bras de fer / vainqueur Mongolie et en vélo / ….vainqueur Mongolie, j’étais vert en plus il a pédalé la clope au bec…. J’aurais dû être élevé au mouton. Les mongols en général sont hyper costauds, bon Clément c’est pas la peine de te trouver des excuses….
News en vrac
- casse de l’œillet de fixation du porte bagage arrière de Clément
- Découverte du trésor caché par nos soins dans le Gobi par nos amis de Dynamo Solidaire (patte de poule et œuf de 100 ans sous vide, divers gadgets,…)
- Anneso a mangé les meilleurs spaghettis de sa vie /préparés par nos soins / on la cite
- Les pompes de Thomas baillaient à s’en décrocher la semelle, affaire réglée par un cordonnier mongol
- On a bu le côte de bourg, vin du mariage de la cousine Marie / Marie et Jérémie on a trop pensé à vous
Diaporama
30juillet2009
Posted by thomas under: Mongolie; News.
Hello chez vous! Ici Francis, copain d’enfance (25 ans maintenant!) de Clément. Je passe un mois avec eux (8 juillet- 8 août) entre Pékin et Oulaan Bator.
Çà y est, justement. On y est. Oulan-bator, capitale de la Mongolie, 1 million de personnes dans une ville au milieu de nulle part, une étonnante oasis de vie à l’architecture russe.
Pour y arriver, la route depuis la frontière a été longue, en tout cas plus longue que prévue, mais très chouette, près de 700 kms dan le désert de Gobi et les steppes plus au Nord.
A notre arrivée à Zamynn-Uud, à la frontière, notre « passeur » local au physique de Chinggis Khaan, dompteur de chameaux et d’ours sauvages de Gobi, nous dépose sur la place centrale. Et là, à 18h, c’est la découverte. Les deux villes frontières, l’une en Chine l’autre en Mongolie et distantes de quelques kilomètres seulement, nous laissent entrevoir les différences entre les deux pays. En Chine, grosse ville, très illuminée, routes bitumées impeccables, magasins partout, on trouve de tout. En Mongolie, petite ville, désordonnée, les gens nous ignorent presque, et le bitume s’ arrête.
A notre arrivée, coupure de courant pendant 3 jours, nous trouvons un hôtel vraiment pas cher
: pas d’eau, pas d’électricité, des cafards qui te grimpent dessus dans la nuit, un matelas en…bois… Enfin, tout ce qu’on aime. Sérieusement, c’est sympa de trouver des lieux complètement… locaux, où l’on peut expérimenter la vie typique du coin, rencontrer les mamies à moitié folles et les bébés qui se baladent dans les couloirs.
Une charmante professeur d’anglais mongole nous prend en affection et nous sert de guide : rudiments de la vie mongole et indications pour la route : 230 kms de piste jusqu’à la ville de Saynshand (ce qui s’avèrera faux).
Et là, c’est parti l’aventure : pendant plus d’une semaine, le désert de Gobi, constitué de vallons tantôt sableux, tantôt pierreux, toujours parsemé de plantes du désert. Chaque vallon de quelques kilomètres nous émerveille de par sa différence avec le précédent, ses nouvelles teintes, ses nouveaux reliefs, sa nouvelle végétation. De temps à autre, un troupeau de chevaux ou de chèvres traverse la piste devant nous, ou un aigle projette son ombre près des nôtres. Le désert est désert, pendant quelques jours, nous ne voyons personne, une voiture ou une moto toutes les 24 heures, et une yourte (« ger ») tous les 30 ou 40 kilomètres au loin. Dans les villages, une « del gour », épicerie, un « guanz », restau, et un kiosque à eau (ou une vieille citerne russe sur la place du village) nous permettent de se ravitailler.
Le soleil transforme nos tentes en étuves dès 6h du matin, tente de nous consumer pendant toute la journée malgré chapeaux, lunettes, pantalons et tee-shirt, et finit par s’adoucir en soirée. C’est tous les jours un moment privilégié où le ciel immense et les nuages se colorent magnifiquement, la température se radoucit, le vent se calme, et les cyclistes oublient leurs fatigue pour profiter de ces instants magiques. Le coucher du soleil à l’horizon du désert accompagne alors le repas ( riz, saucisses, oignons) qui finit de nuit.
A Saynshand, surprise, pas de bitume, encore 220 km de piste plus ou moins sableuse, plus ou moins ondulée, avec plus ou moins le vent contre, et plus ou moins de montée. Les derniers jours font mal aux jambes, la fatigue s’accumule.
C’est là, à la jonction entre le désert et les steppes, après avoir perdu 15 °C et que nous
redécouvrons la pluie, que nous rencontrons (tout était arrangé par Thomas, au désormais mythique kilomètre 186) une bande de joyeux lurons tour du mondistes français pédalant dans l’autre sens, les « dynamos », dont un cousin de la belle soeur de la tante par alliance à Thomas (enfin j’me comprends…). Clément et Thomas se sont alors régalés de conversations incroyables sur le type de sacoches, la taille des pneus, la vitesse moyenne, le type de réchaud (no comment…). Soirée délirante, au milieu de nulle part, à manger du comté et du saucisson au noisettes (houaaa) et raconter des anecdotes de voyage.
La vie quotidienne des cousins est tout sauf oisive. Entre le vélo, le réparations et entretiens, le feu, la cuisine, la logistique, les journées sont bien chargées et la lecture dans la tente le soir ne dure pas longtemps. Les cousins ont mille et une combines d’aventurier que leur maintenant 9 mois de tour leur a enseigné. La répartition des taches se fait de façon naturelle, en ce moment Clém étant plutôt l’intendant (course, cuisine) et Tom le voyagiste (itinéraire, kilomètres, communication).
Ils s’entendent super, avec des caractères très complémentaires. Ils transportent dans leurs énormes sacoches toutes sortes de choses, des boites à outils, pied de caméra, filtre à eau, réchauds pour chaque continent… Clém a la palme du voyageur nostalgique avec, entre autre, une bouteille d’Argentine, une casquette toute abimée du Maroc, une chambre à air qui fuit de France, un hamac qui a servi une fois, une pierre à sel et du charbon de Mauritanie, une conserve de tomates du Sénégal, une petite culotte de chaque conquête (humour, mademoiselle, il t’attend avec ferveur amoureuse. C’est bon, donne moi les 5 euros Clément). Thomas est trop marrant avec les gens, il passe régulièrement en cuisine pour choisir le menu et a toujours le mot pour rire.
Côté sportif, ils assurent ces sal**ds… Les montées mongoles les font sourire après les Andes, et les kilomètres s’enchaînent. Juste pour l’anecdote, quelques répliques véridiques (croustillantes hors contexte ): « C’est vraiment trop agréable d’être toujours au top! » - « Je ne me rends même plus compte si ça monte ou si ça descend »… T’inquiète, je t’avertirai, Clém, que tu saches quand freiner…
De mon côté, j’arrive déjà mieux à suivre les cousins. Je commence à vraiment apprécier le vélo et la découverte à vélo. En fait, on ne peut pas faire de visite culturelle, et on passe à côté de beaucoup de choses, mais le vélo permet de se retrouver parmi les gens, les paysans, les ouvriers, les mineurs, les familles, et de voir leur mode de vie de très près, sans « déformation touristique ». D’ailleurs je pense de plus en plus à des minis trips en France à vélo avec les enfants, avis aux intéressé(es). J’ai toujours des courbatures aux jambes mais la forme est là. L’appétit aussi, et je peux profiter du mouton à tous les repas mongoliens. Frit, à la vapeur, en soupe… On peut aussi trouver des têtes de chèvres rôties, du gras de mouton pur ou des poumons de moutons. Côté boisson, la vodka est omniprésente et les bouteilles vident jonchent le long de la piste. Bien sûr, nous, toujours au top, on boit du « suti-tsai », du thé au lait salé et au beurre…
Les nomades mongols sont accueillants, sans être vraiment intrigués par notre présence comme l’étaient les chinois. Les quelques rencontres jusqu’à présent nous ont amenés à se retrouver assis dans la yourte, face à toutes les générations de la famille hôte, à boire du lait de jument fermenté. Bien sûr, après dire bonjour et mimer notre parcours, le silence s’installe et rend encore plus intenses les regards des mongols qui ne nous lâchent pas des yeux. Le plus difficile est de refouler le fou rire en se regardant quand le goût du lait fermenté se fait sentir. Les nomades vivent isolés, avec des troupeaux tout autour, chevaux, vaches, moutons, chèvres, ou chameaux. Ils ont un poêle au milieu de la yourte et une moto ou un 4×4. Ils rassemblent les bêtes à cheval sur des selles inconfortables en bois ou en 4×4.
Bon, demain départ en vélo pour quelques jours dans un parc national au nord-est d’Ulaan-Bator. Programme : vélo, pêche, baignades, nature. Un bon programme après une sacrée fiesta hier soir.
Une grosse bise à tout le monde, Val, les autres, et bien sûr mes 2 grands bébés Samson et Maloë.
News en vrac
- Casse : 15 crevaisons dans le désert dont 4 pour Clément avec ses nouveau pneus (ne lui en parlez pas, c’est un sujet sensible…). Porte bagage de Thomas brisé.
- Pertes : Appareil photo de Francis volé (chuis dégouté, en plus photos et films du désert perdus) et écouteurs de Clém perdus. Deuxième portefeuille perdu pour Tom (plus de sous, on peut plus aller au soirées strip-tease).
- Petit dèj mongol : même chose que pour le diner : mouton bouilli
- Kilomètre 19000 passé pour Tom et Clém.(1500 pour Francis, petit joueur). Où et quand
- les 20 000?
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