les scientifiques

Rencontre avec Bernard FRANCOU, glaciologue à l’IRD, il nous a donné rendez vous dans les Andes Boliviennes avec son équipe de GREAT ICE.

Il étudie depuis 10 ans les Glaciers Tropicaux et plus particulièrement les glaciers andins qui sont les réservoirs naturels qui régulent le régime des cours d’eau pendant la saison sèche. Mais, par leur situation particulière sous les tropiques et leur taille réduite, ils sont très sensibles aux changements du climat et connaissent, depuis 20 ans, un recul inquiétant. Au début des années 1990, des hydrologues et des glaciologues de l’IRD sont partis a la conquête des sommets des Andes.

Là, ils ont mis en place, avec leurs partenaires andins, un réseau de surveillance de glaciers et de bassins versants pour l’étude de la variabilité hydrologique et climatique en haute altitude sous les tropiques. Avec cette plate-forme scientifique unique en son genre, ils cherchent à comprendre la récente évolution des glaciers et à en évaluer les conséquences sur la disponibilité en eau.

Jean Philippe BOULANGER, Climatologue en Argentine, nous attend en Janvier 2009 à Buenos Aires avant que nous commencions la traversée de l’Amérique du Sud.

Jean Philippe Boulanger, climatologue IRD,  travaille sur les thèmes des impacts du climat sur la société avec un intérêt pour les impacts agricoles et l’aide à la décision.

Il coordonne un projet européen CLARIS LPB qui regroupe 20 instituts d’Europe et d’Amérique du Sud sur les thèmes du changement climatique et ses impacts dans le bassin du Paraná-Plata (impacts agricoles et hydrologiques).

Amadou Thierno Gaye directeur du laboratoire de recherche sur l’atmosphère l’OCEAN à l’université de Dakar et membre du comité exécutif de l’agence AMMA, nous recevra au Sénégal en Janvier 2009.

AMMA est un projet coordonné au niveau international focalisé sur la mousson ouest-africaine, sa variabilité du jour à interannuelle et les liens avec les aspects socio-économiques.

Le changement radical de précipitations abondantes des années 50 et 60 vers des conditions beaucoup plus sèches entre les années 70 à 90 sur toute l’Afrique de l’Ouest, a été la plus importante tendance de précipitations à l’échelle du globe du vingtième siècle.

Au Pérou, Boris DEWITTE, nous recevra avec ses collègues de l’IMARPE (IFREMER Péruvien) pour nous informer sur le phénomène « El Niño » et ses conséquences sur la population.

Océanographe physicien, Boris Dewitte s’intéresse à la variabilité tropicale et au phénomène El Niño en particulier, (c’est à dire comment les effets d’El Niño se répercutent dans les pays environnants le Pacifique et loin du Pacifique tropical).

Il s’intéresse particulièrement aux effets sur la région du Pacifique Sud-est (ou système de Courant du Pérou-Chili) ou les effets de la variabilité équatoriale sont sensibles (impact fort sur les pêches, première ressource du Pérou).
Il est actuellement responsable d’un projet d’étude de l’impact du changement climatique sur El Niño et la région Pérou-Chili en collaboration avec des chercheurs Péruviens, Chiliens et Français.


Benjamin Guinot, Docteur en physicochimie de l’atmosphère nous accueillera à Pékin pour nous parler de la pollution atmosphérique et des conséquences la population locale.

Cyclo-voyageur au long cours, Benjamin Guinot à parcouru 12 000 km seul d’un bout à l’autre du continent eurasien pour témoigner sur les mutations démographiques, économiques et environnementales entre Paris et Pékin. Actuellement en poste à Pékin, il est spécialiste des questions de pollution de l’air. Nous le rencontrerons lors de notre passage dans la capitale Chinoise pour aborder le thème de la pollution atmosphérique et  ses impacts sur la population locale.

 

Rencontre avec M. Mohamed Yahya O. Lafdal, Directeur de la Programmation, de la Coordination Intersectorielle et de la Coopération. Ministère délégué auprès du Premier Ministre chargé de l’Environnement. Il nous recevra en Mauritanie à Nouakchott en décembre 2009.

Nous serons accueilli au Ministère de l’environnement par M.  M.Y. Lafdal qui pourra peut-être nous accorder une entrevue avec le Ministre de l’Environnement. Le réchauffement climatique est un phénomène multidimensionnel et difficile à cerner. Globalement, le volet atténuation (mitigation du changement climatique) n’est pas vraiment prioritaire dans les pays du Sud comme la Mauritanie. En revanche, le volet adaptation lui, est particulièrement présent à toutes les échelles. Nous aurons donc un débat au Centre Culturel Français de Nouakchott où nous pourrons échanger sur l’impact des changements climatiques sur la Mauritanie à long terme.  Nous observerons aussi, de visu, d’autres questions importantes comme l’érosion côtière et le risque d’incursion marine sur la ville de Nouakchott.